LA MAZDA MX-5 éLECTRIQUE N’EST PLUS SEULEMENT UNE RUMEUR

Impossible, vraiment ? Pendant des années, Mazda jurait qu’une MX-5 électrique n’avait aucun sens. Aujourd’hui, le discours change. Sans renier son ADN, le roadster le plus célèbre du Japon prépare discrètement son avenir

Auto - Impossible, vraiment ? Pendant des années, Mazda jurait qu’une MX-5 électrique n’avait aucun sens. Aujourd’hui, le discours change. Sans renier son ADN, le roadster le plus célèbre du Japon prépare discrètement son avenir

Il y a des modèles auxquels on ne touche pas. La Mazda MX-5 fait partie de cette catégorie. Depuis plus de trente ans, sa recette est d’une simplicité désarmante : un poids plume, un moteur vivant, une propulsion et un immense sourire à chaque virage. Alors forcément, imaginer cette icône rouler en silence sur des batteries relevait presque du blasphème.

Pourtant, le constructeur japonais ne ferme plus la porte à cette idée. Son président, Masahiro Moro, reconnaît désormais que la prochaine génération devra être prête à évoluer dans un monde où le moteur thermique pourrait ne plus avoir sa place. Attention toutefois, inutile d’enterrer le moteur essence : la future MX-5, attendue aux alentours de 2028, devrait d’abord conserver un quatre-cylindres Skyactiv-Z, tandis qu’une version hybride reste également sur la table.

Une équation qui paraît presque impossible

Transformer la MX-5 en voiture électrique n’est finalement pas le plus compliqué. Le véritable défi consiste à éviter qu’elle ne devienne une sportive comme les autres. Mazda s’est fixé un objectif particulièrement ambitieux : maintenir le poids entre moins de 1.000 et 1.200 kg, soit quasiment celui du modèle actuel. Un chiffre qui ferait pâlir bien des citadines électriques. Pour y parvenir, les ingénieurs envisagent une batterie de capacité modérée et une structure optimisée, sans recourir à des matériaux hors de prix qui feraient exploser la facture.

Sur le papier, l’idée est séduisante. Dans les faits, elle ressemble davantage à un exercice d’équilibriste. Car une MX-5 ne se juge ni sur sa puissance ni sur son autonomie, mais sur les sensations qu’elle procure. Et c’est précisément sur ce terrain que Mazda sera attendu au tournant. Une chose est sûre : si un constructeur peut encore tenter de rendre une sportive électrique légère, il était difficile d’imaginer un meilleur candidat… même si le pari est loin d’être gagné.

À lire aussi :

BMW craque à son tour : 8.000 emplois sacrifiés

Mercedes Classe G Cabriolet : Le roi du luxe enlève le haut

2026-08-02T08:23:32Z